The flash light in Siberia, Nov 14, 2014 : a nuclear test in space // Le flash en Sibérie du 14/11/2014, un test nucléaire dans l’espace

[Français plus bas]

Russia carried out a space nuclear test above its territory on November 14, 2014, and managed to keep it secret. Nevertheless the test was filmed by neighbouring people, and the explosion took place near Russia’s biggest nuclear warhead factory…

Le flash lumineux du 14/11/2014

The flash of light (video 1, video 2) of November 14, 2014, in the Russian sky, near Sverdlovsk (Ekaterinburg), did not trigger many comments beyond surprise and incomprehension everywhere in the media, because on February 15, 2013, a meteor had created a seemingly similar in Cheliabinsk. Case closed.

But in the context of tensions with Russia, a flash taking place just near the country’s biggest nuclear warhead manufacture, Lesnoï (the closed city of Sverdlovsk-45) should have caused more questions.

It is easy to fire a nuclear missile in space to make a nuclear explosion the international network of detectors, aimed at watching nuclear tests, cannot detect. Especially since it is known Russia, currently, is seeking to test its new missiles, for instance the Topol-M. It is easy to configure it for a high-altitude explosion ! Let’s add to this that Russia organised a Collective Security Treaty Organisation (the “Russian NATO”) conference on missile defence, in Yekaterinburg, three days after the flash, and you know for sure that was a demonstration of Russia’s nuclear umbrella against ICBMs.

The test has created no EMP because it was a period of strong solar activity.

Space nuclear tests have already taken place : the USA carried them out above Hawaii, at the beginning of the 1960s (operation “Starfish Prime”). The comparison with the pictures of the “Sverdlovsk flash” is striking. In a space nuclear test the fireball can grow much larger than in the atmosphere…

Explosion nucléaire Fishbowl de l'opération Starfish Prime
Nuclear explosion Fishbowl, operation Starfish Prime

Let’s underline that no space surveillance service (the Meteoritical Society for instance) has indicated the fall of a meteor around Ekaterinburg on Nov 14, 2014 ! Even though it would have been extremely easy to identify the meteor that would have caused the flash if such an object had been in cause ! So no other reasonable explanation for such a powerful flash than the nuclear explosion remains available ! Simply, none of those who watched the video though about that because nuclear tests today seem impossible, unthinkable…

A space nuclear test is perfect to avoid detectors. Even radionucleides cannot be detected because they are dispersed by the high altitude winds, far from the onground detectors for fission products. But the Partial Nuclear Test Ban Treaty, of which Russia is a member, forbids since 1963 extra-atmospheric nuclear tests. Space nuclear tests are only watched by the 33 US GPS satellites : the independent international network of more than 500 watch stations of the Comprehensive Nuclear Test Ban Organisation does NOT watch space nuclear tests as they are considered unlikely, since they require too much technological capabilities ! Unlikely… except in Russia ? Anyway, if the CTBTO had detected the test it would have alerted the international community, while the Americans don’t have any reason to do that – and they may have wanted to keep it confidential to tame down tensions with Russia. Or did they simply miss it ? When one sees how poorly nuclear submarines in the UK, for instance, are managed (see the Wikileaks report)… Note that GPS satellites, for instance, do not really watch polar regions, of which Ekaterinburg is not so far. And are the satellites really set up to watch for space nuclear tests ? Aren’t they focused on the underground tests of the likes of North Korea ?

Let’s remind us that August 29 is the international day against nuclear tests. This fight seems old-fashioned but is actually very crucial right now. Russia’s actions have to be internationally condemned and we have to strive for world nuclear disarmament.

*****

La Russie a procédé à un test nucléaire spatial au-dessus de son territoire le 14 novembre 2014 et elle est parvenue à garder l’information secrète ! Pourtant le test a été filmé par des badauds, et l’explosion, reconnaissable, a eu lieu tout près de la plus importante usine russe de têtes nucléaires…

Le flash lumineux du 14/11/2014
Le flash lumineux du 14/11/2014
Le flash lumineux (vidéo 1, vidéo 2) du 14 novembre 2014, dans le ciel russe, au-dessus de Sverdlovsk (Iekaterinburg), n’a pas suscité beaucoup de commentaires au-delà de l’étonnement et de l’incompréhension qu’il a suscité partout dans les médias, dans la mesure où le 15 février 2013, la météorite de Tcheliabinsk avait créé un phénomène en apparence similaire. Affaire donc vite classée.

Pourtant, dans le contexte de tension énorme en Ukraine, un flash se produisant juste à côté de l’usine de production de têtes nucléaires la plus importante de Russie (Lesnoï, ancienne cité fermée de Sverdlovsk-45) aurait du susciter un peu plus d’interrogations…

Il est facile de tirer un missile nucléaire dans l’espace pour faire une explosion nucléaire que le réseau international de détecteurs, destiné à surveiller les essais nucléaires, ne peut pas détecter. D’autant que la Russie, en ce moment, souhaite tester ses missiles ballistiques, le Topol-M terrestre par exemple. Il est facile de le configurer pour qu’il explose en haute altitude ! Ajoutons à cela que la Russie a organisé une conférence de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (“l’OTAN russe”) sur la défense anti-missile, à Iekaterinburg, trois jours après le flash. Cela permet d’affirmer avec certitude que le test nucléaire était une démonstration du parapluie nucléaire anti-ICBMs russe.

Il n’y a pas d’impulsion électromagnétique car c’était une période d’intense activité solaire.

Des tests nucléaires spatiaux ont déjà été effectués par les Etats-Unis, au dessus de Hawaii, au début des années 1960 (opération “Starfish Prime”). La comparaison avec les images du “flash de Sverdlovsk” est frappante. Dans un essai nucléaire spatial la boule de feu enfle beaucoup plus que dans l’atmosphère…

Explosion nucléaire Fishbowl de l'opération Starfish Prime
Explosion nucléaire Fishbowl de l’opération Starfish Prime

On notera de plus qu’aucun service de surveillance de l’espace (The Meteoritical Society par exemple) n’a signalé la chute d’une météorite autour de Iekaterinburg le 14 novembre 2014 ! Il aurait pourtant été extrêmement facile d’identifier le météore qui aurait causé ce flash s’il s’était agit d’un tel objet ! Aucune autre explication raisonnable que le test nucléaire ne reste donc à disposition ! Simplement, personne parmi les personnes ayant vu la vidéo n’y a vraiment pensé car cela paraissait tellement impossible, tellement déraisonnable de nos jours qu’on fasse encore des essais nucléaires que l’hypothèse était tout simplement impensable…

  1. Un test nucléaire spatial est idéal pour contourner les détecteurs. Même les radionucléides ne peuvent être détectés car ceux-ci sont dispersés par les vents de très haute altitude, bien loin des récepteurs destinés à recueillir les produits de fission sur Terre. Mais le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires, dont la Russie est membre, interdit depuis 1963 les essais nucléaires extra-atmosphériques. Notons que les tests spatiaux ne sont surveillés que par les 33 satellites GPS américains : le réseau international indépendant de plus de 500 stations de surveillance de l’Organisation du Traité d’interdiction totale des essais atomiques (CTBTO) ne s’intéresse pas aux essais nucléaires spatiaux, considérés trop peu probables car requérant de trop importantes capacités technologiques ! Peu probable… sauf en Russie ? En tout cas si le CTBTO avait détecté l’essai il aurait donné l’alerte au niveau international, alors que les Américains n’ont aucune raison de le faire, et peut-être intérêt à garder l’information confidentielle pour ne pas déstabiliser encore plus le jeu géopolitique. Ou peut-être ont-ils simplement manqué le test ? Quand on voit comment, par exemple, est gérée la flotte nucléaire britannique (cf. rapport Wikileaks) on peut se poser la question… Il est connu que les zones polaires sont plus ou moins “hors d’atteinte” des satellites GPS, et Iekaterinburg n’en est pas si éloignée. De plus ces satellites sont-ils réellement prêts à surveiller les essais nucléaires spatiaux ? Ne sont-ils pas un peu concentrés sur la surveillance du sous-sol, utilisé par des pays comme la Corée du Nord pour dissimuler leurs tests ?

Rappelons que le 29 août est la journée internationale contre les essais nucléaires. Ce combat parait daté mais s’avère en fait d’une actualité urgente. Il faut condamner internationalement les agissements de la Russie et demander le désarmement nucléaire mondial.

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