Appelez-les “armes au plutonium” ? / Call them “plutonium weapons” ?

Word of advice / avertissement préliminaire :

Advance with care – this is just an hypothesis which will remain unverified so long as no data emerges on the isotopes causing the very strong radioactivity found in tanks abandonned in Iraq after the Gulf War (up to 4 milliSieverts / h locally). What is purpoted in my articles on uranium 234 contamination is much more reliable and should be shared very widely.

Avancer avec précaution – cet article ne fait qu’émettre une hypothèse qui restera non vérifiée tant qu’aucune information n’émergera sur les isotopes causant la très forte radioactivité enregistrée dans les chars d’assaut abandonnés en Irak après la Guerre du Golfe (jusqu’à 4 milliSieverts par heure localement). Ce qui est avancé dans mes articles sur la contamination à l’uranium 234 est beaucoup plus fiable et devrait être partagé très largement.

[English below]

La radioactivité que l’on trouve sur les champs de bataille après l’explosion des obus n’a RIEN A VOIR avec celle de l’uranium vraiment appauvri. Un morceau de minerai d’uranium, naturel, peut émettre 5 microSieverts par heure, et la radioactivité de l’uranium appauvri est environ 20% plus faible. Les munitions testées par différents laboratoires comme la CRIIRAD donnent pourtant des chiffres beaucoup plus élevés. Une balle de petit calibre a été mesurée à 11 microSieverts par heure, et un obus-flèche de 120 mm atteint facilement les 50 microSieverts par heure. Impossible de savoir ce qu’il en est pour un missile de type Tomahawk, mais ce qui est certain c’est que la radioactivité dans les cibles ravagées par ces obus est encore plus élevée. Au Kosovo on trouve souvent dans l’air ambiant autour des zones mitraillées jusqu’à 25 microSieverts par heure, en Irak dans les grandes villes comme Baghdad et Fallujah plus de 100 microSieverts par heure, voire 200, et près des chars d’assaut détruits par les bombes ça dépasse les 1000 ; le record que j’ai observé est de 4 000 microSieverts par heure.

On met bien toujours “appauvri” avec des guillemets car on sait pertinemment que l’uranium utilisé n’est pas appauvri, il est proche de l’uranium naturel, avec une contamination à l’U236 et à l’U234, j’en ai rendu compte. Mais ce qui contribue probablement le plus à cette radioactivité, c’est le plutonium, même sous forme de traces, tellement sa radioactivité est importante. Ci joint, un historique de la contamination des armes à uranium par le plutonium. L’armée américaine a reconnu lors d’une conférence de presse que l’uranium des armes était contaminé avec du plutonium, de l’américium et du neptunium (Am241 et Np237 sont dans la chaîne de désintégration du Pu241, qui est un élément à demi-vie courte produit dans les centrales nucléaires, ce qui explique probablement leur présence).

Reprenons les chiffres d’Asaf Durakovic en ce qui concerne la contamination à l’U236 en Irak. L’U236 est un produit de fission incomplète, il vient des réacteurs nucléaires et prouve la contamination par du combustible usé. Dans ce combustible on trouve aussi du plutonium, qui est normalement extrait. Le plutonium est en effet généré dans les réacteurs nucléaires par collision d’un neutron non ralenti avec l’U238, c’est de cette façon que le plutonium est normalement produit. Supposons que 0,1% du plutonium ne soit pas convenablement extrait et persiste avec le reste du combustible.

Asaf Durakovic trouve environ 0,006% d’U236 en Irak, en moyenne sur plusieurs échantillons. Donc originellement on peut s’attendre à ce qu’il y ait 0,0083% de Pu239, 0,0035% de Pu240 et 0,0021% de Pu241. Pour 1 gramme de U238 (et 0,006% de U236), on peut s’attendre, si 0,1% du Pu n’est pas extrait, à trouver 8,3*10^-6 g de Pu239, donc 19 000 Bq, 3,5*10^-6 g de Pu240 (donc 29400 Bq), et 2,1 * 10 ^-6 g de Pu241 (13 440 000 Bq). Ces traces sont trop faibles pour être détectées dans les quelques microgrammes de poussière que l’on recueille sur les champs de bataille mais suffisantes pour cracher une radioactivité très élevée, en particulier dans le cas du Pu241. Comparons avec 1 g d’U238 : 12 440 Bq. La radioactivité de ces quelques microgrammes de Pu241 : 1000 fois plus. Si on en revient à notre char détruit et ses 4000 microSieverts par heure, on est absolument dans les mêmes proportions (un bloc d’uranium appauvri = 4 microSieverts par heure, le char : 4000). Il faudrait tenir compte de ce que les 4 microSieverts par heure ne représentent que 25% de l’activité de l’uranium appauvri car il émet à 75% en alpha, que les Geiger ne détectent pas (contrairement au Pu241 dont toute la radioactivité est détectée par les Geiger), mais même comme ça on est dans les mêmes ordres de grandeur. Pu241 et U234 pourraient expliquer cette haute radioactivité.

Sachant qu’il ne faut pas oublier que le plutonium est aussi un excellent “cracheur” de neutrons, par fission spontanée, en particulier le Pu240. Les neutrons ont un très haut coefficient d’efficacité biologique relative, comme les particules alpha, sauf qu’ils n’ont pas besoin d’être à l’intérieur du corps humain pour faire des dégâts, car ils traversent tout ! Il suffit d’être dans une zone contaminée… Les soldats qui transportaient les têtes nucléaires au plutonium ont notamment tous été victimes du Pu240 qui accompagne systématiquement le Pu239, ils sont tombés malades du simple fait d’avoir été pendant leur service à proximité des têtes nucléaires contaminées au Pu240 (cf. l’association des victimes du plateau d’Albion).

On l’aura constaté, Pu240 et Pu241 qui accompagnent le Pu239 sont des poisons dévastateurs, le Pu240 notamment en raison de la fission spontanée, et le Pu241 en raison de sa radioactivité incroyable, qui fait des dégâts monstrueux dans le corps humain. Même si la radiotoxicité (en Sv/Bq) du Pu241 est 50 fois inférieure à celle du Pu240 (probablement parce que le Pu241 est un émetteur bêta moins et non alpha), la quantité de Bq qu’il produit est telle qu’il fait automatiquement des ravages sur l’organisme. On l’a dit, les infimes traces de Pu241 dont on peut légitimement soupçonner la présence en raison de l’utilisation de combustible usagé dont tout le plutonium n’aura pas pu être extrait (99,9%, mais pas 100%) suffisent à produire une radioactivité 1000 fois plus importante que l’U238. L’intérêt de l’utilisation d’un métal plus radioactif serait l’effet incendiaire plus important que garantirait la chaleur latente qu’apporte la radioactivité. La cinétique d’une réaction chimique est multipliée par 2 ou 4 lorsque la température augmente de 10°C. Bien sûr il faut énormément de Becquerels pour faire augmenter significativement la température du métal.

***

The radioactivity found on warfields after the explosion of uranium shells has NOTHING to see with the radioactivity of truly depleted uranium. A piece of uranium ore can emit perhaps 5 microSieverts per hour, and depleted uranium is about 20% less radioactive. The used shells tested by several laboratories, including CRIIRAD in France, show numbers much more elevated. A small caliber bullet was measured at 11 microSieverts per hour, and an APFSDS armour-piercing tank shell can easily reach 50 microSieverts per hour. It is impossible to know how radioactive Tomahawk missiles are, but what is sure is that the radioactivity in devastated areas is even more elevated than what has been recollected until now. In Kosovo warfields, the ambient radioactivity can reach 25 microSieverts per hour. In Iraq in big cities like Baghdad and Fallujah more than 100 microSieverts per hour, even 200, and near tanks destroyed by uranium bombs it can reach 1000 microSieverts per hour, even more ; the higher I have seen is 4000 microSieverts per hour.

« Depleted » uranium with commas, because it is known that the uranium used is not depleted, it’s close to natural uranium, contaminated with U236 and U234, I have shown that using work by Dr. Asaf Durakovic. But what contributes certainly the most to this radioactivity is plutonium, even as traces, because its radioactivity is so high. Here you can find information about the recognition by the US government of plutonium contamination in uranium weapons. The US army has acknowledged, during a press conference, that the uranium used in the weapons was contaminated with plutonium, neptunium and americium (Am241 and Np237 are in the decay chain of Pu241, which is a short-lived element produced in nuclear plants, so that’s probably the explanation of their presence).

Let’s come back with the data of Asaf Durakovic, as regards U236 contamination in Iraq. U236 is a « fission product », actually the incomplete fission of U235, it comes from nuclear reactors and demonstrates that used fuel was used. In this used fuel, there was also plutonium, which is usually extracted from it. Plutonium, indeed, is generated in nuclear reactors when a non-slowed down neutron collides with U238, that’s transmutation. Let’s suppose that only 99,9% of the plutonium is extracted (0,1% remains with the used fuel).

Asaf Durakovic finds about 0,006% of U236 in Iraq, as an average over several samples. So originally there was probably 0,0083% of Pu239, 0,0035% of Pu240 and 0,0021% of Pu241. For 1 gram of U238 (and 0,006% of U236), one can expect, if 0,1% of the Pu is not extracted, to find 8,3*10^-6 g of Pu239, hence 19 000 Bq, 3,5*10^-6 g of Pu240 (hence 29400 Bq), and 2,1 * 10 ^-6 g of Pu241 (13 440 000 Bq). These traces are not enough to be detected in the few micrograms of dust sampled in warfields, but enough to produce a very elevated radioactivity, especially in the case of the Pu241. Let’s compare with 1 gram of U238 : 12 440 Bq. These few micrograms of Pu241 are approximatively 1000 times more radioactive than 1 g of U238. If we come back to our destroyed tank and its 4000 microSieverts per hour, we are absolutely in the same proportions (a piece of depleted uranium would produce 4 microSieverts per hour, the tank is measured at 4000 microSieverts per hour).I have to say that one should take into account the fact that 75% of the uranium radioactivity is not detected by a Geiger but even in this case we are in the same orders of magnitude. Two possible sources for these elevated levels of radioactivity in destroyed tanks are in my opinion U234 and Pu241.

Let’s not forget also that plutonium is good at « spitting » neutrons, due to spontaneous fission, especially in the case of Pu240. Neutrons have a very elevated relative biological effectiveness, like alpha particles, but they do not need to be inside the human body to create harm, since they are able to go through virtually anything ! It’s enough to be in a contaminated area… The soldiers that were moving nuclear warheads for the French nuclear missiles have fallen sick because of the Pu240 that is always together with Pu239, they fell sick simply because they stayed too long along nuclear warheads contaminated with Pu240 (there is an association in France for these victims).

So as we have seen, Pu240 and Pu241 that are together with Pu239 are highly destructive radiotoxical elements, Pu240 because of spontaneous fission and Pu241 because of its tremendous radioactivity, which is devastating inside the human body. Even if the radiotoxicity (in Sv/Bq) of Pu241 is 50 times lower than the radiotoxicity of Pu240 (probably because Pu241 emits beta minus particles and not alpha particles), the amount of Bq it produces is so elevated that it automatically destroys everything inside the human body. We have said it, the very limited traces of Pu241 that one can suspect are there because of the use of used fuel from which not all the plutonium would have been extracted (99,9% but not 100%) is enough to create a radioactivity 1000 times more elevated than the depleted uranium. There could be a purpose of using a more radioactive material : stronger radioactivity means warmer metal, and an increase of 10°C multiplies the cinetics of a chemical reaction by a factor 2 to 4. Let’s keep in mind that the temperature in uranium weapon explosions reaches 10 000°C according to Jane’s defense review. Of course many, many Becquerels are required to increase by 10°C the temp. of the metal.

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4 comments

  1. […] As Roland Desbordes from the CRIIRAD told me, this is likely to be caused by beta particles, which are the more likely to interact with humidity in the air, more than gamma rays. The single most important source of beta particles that is possible in our case is 241 Plutonium. Of course it would be present in a much lesser proportion than the 238U that comes with it. But this confirms that we have here undepleted uranium with transuranics, including the very radioactive plutonium isotopes, as postulated before. […]

  2. […] Voir aussi mes autres articles sur les charges creuses à uranium et sur l’uranium dans les missiles et les bombes guidées. Quelques-uns des isotopes qui pourraient être utilisés pour augmenter la radioactivité sont 234U et les transuraniens. […]

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