Why we don’t campaign to “ban the bomb” – pourquoi ne pas demander l’interdiction des armes nucléaires tactiques et stratégiques

[Français plus bas]

Our campaign does not extend to “ban the bomb” (i.e. tactical and strategical nuclear weapons). The “ban the bomb” campaign is pervaded by sects like guru Jean-Marie Müller in France. It is a hopeless fight certainly linked to Russia as it was in the 1980s. “Integral pacifism” in France has been a right-wing movement with links to Vichy after 1940. More arguments :

  1. It is highly unrealistic in the current international relations context to claim that any nuclear State can trust all the others to relinquish their nuclear warheads. A nuclear ban is absolutely impossible to enforce since it is easy to hide nuclear weapons “under the bed” (“under the bedrock”), far away from the eyes of teams of inspectors, and that the fissile materials stocks accumulated until now can also be hidden elsewhere. A nuclear weapon is a very very small object which is impossible to detect, for instance, underwater. This is your usual prisoner’s dilemma : a nuclear weapon is a incentive for individualism and non-cooperation, they have a ratchet effect.
  2. Furthermore States can make legitimate arguments regarding storage of nuclear weapons : use against a near-Earth orbiter (big asteroid approaching Earth), nuclear propulsion in space, or perhaps more doubtful but irrefutable ones ? Risk of an alien invasion ?

What we call here tiny-nukes produce nuclear energies of a range vastly inferior to traditional tactical nuclear weapons, they are not a weapon of last resort guaranteeing the conservation of the current international equilibrium. Banning depleted uranium weapons (and developing alternatives to fission in armor piercing) would be very easy to control in warfields, unlike kilotonnic and strategic nuclear weapons where, once a country starts using them, it can at the end either destroy us or be destroyed instead. MAD is enough.

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Notre campagne ne s’étend pas à l’interdiction des armes nucléaires tactiques et stratégiques (campagne influencée par des gourous de secte comme Jean-Marie Müller et certainement par la Russie comme la campagne contre la bombe nucléaire l’a toujours été – stratégie cheap d’affaiblissement du camp occidental dirigée en France par le PCF) car :

  1. Il est hautement irréaliste dans le contexte actuel des relations internationales de prétendre que n’importe quel État nucléaire peut faire confiance aux autres pour abandonner leurs armes nucléaires. Une interdiction des armes nucléaires est totalement impossible à mettre en oeuvre car il est très facile de les “dissimuler sous le tapis” (dans des grottes…), loin des yeux d’équipes d’inspecteurs internationaux, et que les matières fissiles militaires accumulées jusqu’à maintenant peuvent également être stockées à part. Une arme nucléaire est un objet très petit qui est impossible à détecter (par exemple en stockage dans une petite piscine). C’est le très classique dilemme du prisonnier : une arme nucléaire est une prime pour l’individualisme et la non-coopération (refus du multilatéralisme), elles ont ce qu’on appelle en droit constitutionnel un effet de cliquet politique.
  2. De plus les Etats peuvent formuler des arguments sensés en ce qui concerne la conservation d’armes nucléaires : destruction d’astéroïdes menaçants, utilisation pour la propulsion dans l’espace (qui demande potentiellement beaucoup d’ogives, tous les stocks même, et encouragera certainement la relance de la production de matières nucléaires militaires un jour), voire même des arguments plus cocasses comme la lutte contre une éventuelle invasion extraterrestre armée…

L’interdiction de l’uranium appauvri est relativement facile à vérifier ex-post dans les zones contaminées, pourvu d’y aller avec une excellente protection contre les nanoparticules (ce qui reste néanmoins dangereux, mais on peut avoir une autre approche, plus simple, celle du suivi épidémiologique), alors que tout échange de tirs nucléaires aboutira probablement à la destruction complète de l’un des belligérants. La destruction mutuelle assurée suffit.

Et souvenez-vous du “pacifisme intégral” devenu collaborateur sous Vichy !

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