Listing des sources de contamination radioactive pour l’être humain hors zones de guerre

Les faibles doses sont carcinogènes, mutagènes, tératogènes, nous l’avons amplement démontré et cela confirme les recherches de Timothy Mousseau et Anders Moller (Biological Reviews 2012). Se référer à mon article sur les cancers infantiles et suivre les liens à l’intérieur de l’article vers les maladies génétiques… Et version plus avancée en ligne.

En dehors des zones de guerre, de tir expérimental (Bourges et Gramat pour la France, auparavant Moronvilliers), des camps militaires (article sur Canjuers et ses cancers), les sources de contamination sont :

  • Le radon (cf. article de Thierry Lamireau)
  • L’eau du robinet charrie uranium, thorium et leurs descendants radioactifs présents dans le sol des zones granitiques, et autres zones riches de ces matières comme les zones riches en schistes, en quartzites, qui sont d’ailleurs plus à surveiller que les socles granitiques car beaucoup plus poreuses
  • -> le bétail nourri avec cette eau accumule naturellement dans sa chair les radioéléments tout au long de sa vie et vous les restitue en quelques instants lors de la consommation de sa viande…
  • Les engrais phosphatés sont riches notamment en uranium (pour des raisons géologiques), naturellement accompagné de ses descendants radioactifs comme le radium 226 et le polonium 210, qui contaminent du coup les végétaux cultivés avec ces matières, phénomène notamment connu en ce qui concerne le tabac. Et naturellement le bétail nourri avec ces végétaux va accumuler encore plus de radioéléments – double dose dans le steak.
  • Les carburants contiennent beaucoup de ces radioéléments : un rapport publié sur le site de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique mentionnait jusqu’à presque 2 milliBecquerel par litre de diesel en 1977, pour le seul radium. Aucune raison que cela ait diminué depuis, d’autant que nous avons des preuves de l’usage des technologies militaires les plus avancées dans le forage et le fracking, contaminant donc les produits pétroliers et gaziers – lire cet article. Les chiffres mentionnés en ce qui concerne le radon dans le propane saoudien (4000 Becquerels par mètre cube) sont franchement effarants, tous comme ceux des résidus du fracking aux Etats Unis. Le brevet de 1982 sur les charges creuses à uranium “appauvri” pour le forage pétrolier et gazier ne laisse de toute façon aucun doute quand on connaît l’universalité de l’usage de micro réactions en chaîne nucléaires dans les armes explosives conventionnelles (lire par exemple en anglais cet article qui fournit la preuve la plus simple, ou celui-ci en français).
  • Les sols de culture sont naturellement un facteur de contamination des végétaux (sans même les ajouts de phosphate) s’ils sont riches en radioéléments
  • Les charbons peuvent contenir des quantités parfois très importantes d’uranium et de ses descendants, vaporisés dans l’atmosphère lors de la combustion (World Nuclear Association)
  • L’article de la WNA mentionne également mines de zirconium, de titane, d’étain., de terres rares… dont les déchets peuvent contenir uranium et thorium. Le paroxysme du problème, ce sont les mines d’uranium ! (regarder à ce sujet le reportage vidéo de Thierry Lamireau) mais fondamentalement toute activité minière conduit à une petite exposition. Idem pour le soufflage de verre, la fonte des métaux qui peuvent contenir des nanoparticules d’uranium (lesquelles sont susceptibles de se réoxyder et donc de se volatiliser), en particulier le plomb et tout ce qui est extrait dans des régions à forte radioactivité naturelle.
  • Les incinérateurs brûlent des plastiques, aliments contaminés pour les raisons expliquées ici, et donc les fumées les répandent. Évidemment les normes ne couvrent pas les émetteurs alpha…
  • L’eau de mer contient énormément d’uranium, plus que l’eau du robinet dans les régions à très forte radioactivité naturelle. Un marin qui en inhale beaucoup, en reçoit beaucoup dans les yeux tout au long de sa vie est exposé à un fort taux de risque.
  • Mais aussi les poussières d’uranium propulsées dans les airs par les bombardements à l’Est (flagrant en 2003 avec les bombardements en Irak) :

Aldermaston

Et peut-être un prochain essai atmosphérique nord-coréen ? (Pu239, U235 dans ce cas, mais ce sont aussi des émetteurs alpha, donc à haute efficacité biologique relative)

A noter aussi que :

  • l’explosion de Tchernobyl a propulsé beaucoup d’uranium 238, 235, de plutonium 239, 240, d’américium… les émetteurs alpha (i.e. les atomes lourds, en général, pardon si je généralise un peu), une nouvelle fois, ont été constamment négligés dans les recherches sur les effets de la catastrophe, le cœur n’a pas laissé échapper que des produits de fission, les oxydes lourds, uranium, plutonium, transuraniens ont eux aussi été brûlés, projetés dans le vent sous forme de nanoparticules à cause du pouvoir brisant de l’explosion, et de la chaleur du cratère, puis soufflés sur de grandes distances ; le graphe ci-dessus montre bien la capacité de ces atomes lourds comme U238 à voyager très très loin.
  • les essais nucléaires ont aussi volatilisé des tonnes de plutonium 239 et d’U235 non fissionnés dans la haute atmosphère, cette poussière retombe progressivement, aléatoirement, partout sur le globe.
  • L’eau de mer dessalée pourrait contenir des niveaux d’uranium élevés par rapport à l’eau du robinet de régions à forte radioactivité naturelle. Il n’est pas évident que les dispositifs de filtration (par tamis…) bloquent ces nanoparticules.
  • Les produits alimentaires en provenance de zones de guerre ou d’explosion de centrale sont évidemment à bannir
  • Les camions et autres engins militaires de retour des zones de guerre sont souvent porteurs de ces poussières qui ont causé les plus atroces malformations congénitales.

Nous avons aussi montré qu’au Vietnam ce n’est certainement pas l’Agent Orange qui est à mettre en cause, mais l’uranium appauvri utilisé massivement dans une intention génocidaire (cf. article en anglais. Crime de haine politique et raciale, doublé d’un facteur religieux en Irak). Les malformations congénitales des enfants vietnamiens et celles des enfants irakiens sont absolument identiques.

Bref, j’ai l’intime conviction que cette liste rassemble les causes majeures du cancer, des malformations infantiles et des maladies congénitales, et explique notamment en très très grande partie les cancers associés à la pollution automobile, à la viande rouge, aux incinérateurs ou encore aux cigarettes (peut-être en totalité en ce qui concerne la viande rouge, mais il y a d’autres raisons, morales, de ne pas en consommer).

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