L’uranium “appauvri” dans les missiles et GBUs / “Depleted” uranium in missiles and GBUs

English below ! Just scroll down please.

Meilleure preuve : confirmation par des officiers en charge de l’entraînement au tir de missiles Milan de ce que le missile emploie l’uranium appauvri, et d’ailleurs ils disent eux-même que “c’est dangereux”.

Une expérience naturelle : le suivi du nuage d’uranium appauvri répandu par les frappes en Syrie du 14 avril 2018 en Europe (Tomahawks, Scalp, MdcN, JASSM).

Beauvais
Données de radioactivité à Beauvais fournies par l’IRSN – on voit très bien l’augmentation après le début de la guerre en Irak. Mêmes résultats avec données EURDEP (Commission européenne) avec une augmentation de 3,3 nanoSv/h en moyenne sur un échantillon très large, aux Pays Bas

Un groupe appelé International Coalition to Ban Uranium Weapons prétend combattre les armes à uranium. Mais ce groupe a une définition très limitée de ces armes. Il croit qu’il y a un nombre limité d’armes à uranium, à savoir les obus de tank de 105 et 120 mm, et des balles de petit calibre (15 / 25 / 30 mm). En conséquence, un petit nombre de personnes qui croient cela vont critiquer le gouvernement américain et d’autres gouvernements seulement lorsqu’ils utilisent ces munitions, et ignorent totalement les bombes larguées par avion (GBUs), les missiles de croisière et d’autres missiles anti-char. Pourquoi ? Car bien sûr les gouvernements ont plus ou moins reconnu l’utilisation d’uranium dans ces armes. Mais il est utilisé beaucoup plus largement, car l’uranium est le meilleur pénétrateur au monde contre les chars et les bunkers. Les gouvernements ont reconnu l’usage d’uranium dans un petit nombre de munitions qui ne sont pas réellement utilisées dans les zones habitées par les civils (un tank tirera ses obus essentiellement contre d’autres tanks, et on s’attend à ce que les combats entre tanks se passent dans la campagne, comme à Koursk), de sorte que les électeurs puissent croire que les zones urbaines ne sont pas contaminées. Mais l’ICBUW avale ça tout rond, en dépit des nombreuses preuves qui ont été amassées pour démontrer l’emploi d’uranium dans les missiles de croisière et autres bombes guidées fréquemment utilisés dans les zones urbaines. Essayons de les lister. Par exemple…

La liste WDU est une liste de têtes explosives pour missiles dont l’acronyme fait irrésistiblement penser à “DU” pour “Depleted Uranium”. Le Tomahawk utilise par exemple une WDU-25/B (ou WDU-36 pour le Tomahawk naval block III), le JSOW AGM-154 utilise la WDU-44/B et la WDU-45/B, le JASSM utilisé pour la première fois en Avril 2018 en Syrie (cf. le lien sur le suivi du nuage d’uranium appauvri !) utilise la WDU-42 (selon le CSIS “Missile Threat”), l’AGM-65 Maverick utilise la WDU-20/B et WDU-24/B, l’AIM-9 et ATM-9 Sidewinder utilisent aussi une WDU, tout comme l’AMRAAM, le missile sol-sol ATACMS utilise la WDU-18/B qui est aussi utilisée dans l’AGM-84 SLAM…

pakistan uranium antitank.png
Le laboratoire d’A.Q. Khan, renommé Kahuta Laboratories, fabrique des missiles antichar et signale même qu’il s’agit de fission nucléaire… (A.Q. Khan est le célèbre “inventeur” de la bombe pakistanaise)

Ensuite il y a la liste des brevets de ces armes qui autorisent l’utilisation d’uranium. Il y a plus de quinze ans Dai Williams en a établi une première. Mais bien sûr on en trouve beaucoup d’autres, comme par exemple celui-ci qui confirme l’emploi d’uranium comme “matériau réactif” (incendiaire) dans les missiles (et donne tout à croire que l’uranium employé à ces fins n’est pas appauvri). Bien sûr on nous répond qu’un brevet n’est pas forcément employé. Certes, certes… Mais il y a mieux. Il y a tout simplement le fait que de nombreux sites détruits par ces bombes radioactives sont eux-même radioactifs : on y trouve plus de Sieverts que la normale, et des échantillonnages en laboratoire montrent bien une concentration anormale d’uranium (le taux considéré comme normal est de 2 mg / Kg). Si l’on prend par exemple le bunker Amariyah détruit par deux GBU-27 en 1991 (causant la mort de plus de 400 civils brûlés dans l’incendie), on observait toujours une radioactivité importante dans ce bunker 10 ans après (dans le reportage “Irak, d’une guerre à l’autre” diffusé en 2002 – voir vidéo).

Doug Rokke aussi, le vétéran avec un doctorat en radioprotection, qui est malade à cause de cette contamination, signale que des zones détruites par des missiles de croisière étaient radioactives en Irak. La vidéo qu’il a fait pour l’armée américaine dans le cadre d’un programme qu’il avait été chargé de préparer afin d’informer les soldats des dangers de l’uranium (programme de formation de 40 heures ensuite mis aux oubliettes) expliquait bien que l’uranium n’était pas utilisé uniquement dans du petit calibre et des obus de tank mais aussi comme “ballast” dans les missiles (écoutez ici pour le moment précis où la vidéo le mentionne. Il s’agit bien de ce qui devait devenir une vidéo officielle d’entraînement sur les “dangers de l’uranium appauvri”).

Plus encore : Le journal Jane’s, la référence sur les armes, a reconnu deux fois, en 1998 et 2000, l’emploi d’uranium dans deux missiles très largement utilisés, le Maverick et le Tomahawk. Le journal a bien sûr retiré ensuite ces infiormations, mais sans doute sous le coup de la censure. Jane’s a longtemps indiqué sur son site Web que l’uranium était utilisé pour augmenter la pénétration des “armes guidées”, ce qui n’inclut ni le petit calibre ni les obus de tank mais bien les missiles et autres bombes planantes GBU. L’information a été également censurée mais on peut toujours la retrouver grâce à l’Internet Wayback Machine : ici on peut lire que “Il est vrai que certaines armes guidées emploient l’uranium appauvri pour augmenter l’effet de pénétration“. J’ai aussi vu une autre vidéo dans laquelle des journalistes entrent dans un bâtiment détruit par un GBU avec un compteur Geiger (bien qu’il était étroitement surveillé par des militaires américains) et y trouvent également un niveau très élevé de radioactivité (les imiter et entrer dans une zone où l’on suspecte une contamination, ceci dit, est une très mauvaise idée, même les masques les plus fins laissent passer l’uranium pulvérisé par les bombes et laissé en suspension dans les bunkers). En Bulgarie aussi, on a trouvé d’importants niveaux de radioactivité dans un missile de croisière américain qui avait atterri sans exploser, en 1998 (le missile était destiné à la Bosnie mais avait changé de trajectoire en vol). Et un ministre de l’Environnement finlandais, Satu Hassi, a déclaré dans une lettre à tous ses collègues qu’il y avait 3 kgs d’uranium dans chacun des 1500 missiles tirés en Serbie et au Kosovo (ce qui correspond tout à fait à la masse d’uranium que l’on s’attendrait à trouver dans un missile de type Maverick ou Hellfire).

Il y a eu de la recherche commune anglo-française sur des liners à uranium “appauvri” pour charges creuses – le liner est la charge utile qui est déformée par l’explosion et projetée en avant, l’uranium et ses capacités incendiaires ainsi que sa grande ductilité le rendent idéal pour cette mission. Ci dessous comparaison cuivre (en haut) et uranium (en bas).

Copper Uranium Shaped Charge Army Research Lab

Cf. MODDUAppendix A2002. (page 2 en bas – “rear” signifie arrière, car il y a une petite charge creuse à l’avant du missile pour active les explosifs de protection des tanks, et une charge creuse principale plus en arrière dans la plupart des missiles modernes) Actuellement AREVA est directement impliquée dans le développement de missiles MBDA. On se demande bien ce qu’ils vont y faire… Ou pas : AREVA via sa filiale la SICN a déjà produit des obus à uranium à Annecy !

Un témoignage officieux au sein de l’armée française (soldat travaillant dans la gestion des munitions) a confirmé l’utilisation d’uranium dans le SCALP (Storm Shadow).

Une source intéressante pour observer l’utilisation d’uranium dans les obus et missiles est à trouver dans les filtres à air perfectionnés qui sont utilisés pour détecter les contaminations radioactives – ici à Aldermaston au Royaume-Uni :

Aldermaston

On observe des pics d’uranium qui correspondent très bien aux conflits au Moyen-Orient. Dans le cas de l’Afghanistan en particulier les tanks ne sont pas réellement entrés en action, il s’agissait bien de raids avec des bombes lourdes et des missiles de croisière. Impossible que le petit calibre des A10 soit vaporisé jusqu’en Europe…

De la même façon, Andor Kerekes trouve une augmentation importante dans les filtres pour l’uranium en Hongrie pendant la guerre au Kosovo en 1999. Impossible que cela ait été causé par le petit calibre des A10 ! L’ICBUW ne veut pas le reconnaître.

Asaf Durakovic et l’UMRC / UMRI ont mesuré des niveaux très significatifs d’uranium, ainsi qu’une collection de maladie du type du syndrome du Golfe, près de zones bombardées par des missiles et des bombes guides GBU. Lire cet article de la BBC pour les résultats de leurs prélèvements. Son équipe a remarqué que les bombes avaient traversé des étages entiers de béton et s’étaient retrouvées à 3 – 4 mètres sous terre avant d’exploser, d’une façon caractéristique pour l’uranium ultra-dense. Le PNUE a délibérément exclu les cibles de missiles et de bombes guidéess de ses deux études sur les Balkans. Des requêtes formelles au Parlement anglais n’ont pas eu plus de réponse. Toujours est-il qu’un rapport du PNUE sur l’uranium dans les Balkans mentionne l’usage d’uranium dans les ballasts de missiles (lire l’annexe), ce qui signifie évidemment que l’uranium est utilisé pour frapper un plus grand coup (donc qu’il est utilisé en grands volumes). Rappelons aussi comme mentionné plus haut que les études du PNUE de 2006 au Liban démontraient que la concentration d’uranium était multipliée par 10 dans le cratère de Khiam.

Les Nations Unies reconnaissent d’ailleurs aussi implicitement la chose…

UN uranium Javelin
Even the UN ODA is more curious than the ICBUW, uses a picture of an antitank missile for its DU webpage

Lire aussi l’article de Barbara Koeppel pour le Washington Spectator pour un autre cas où des concentrations d’uranium plus importantes ont été retrouvées près du cratère de bombes, à Tora Bora en Afghanistan.

Une étude de Souad Naji Al-Azzawi, géologue et ingénieur environnemental, a aussi démontré une contamination significative près de sites bombardés par des missiles AGM 154 JSOW en Irak.

Une autre preuve est ici. L’effet météorologique ne peut avoir d’explication naturelle, la structure des nuages était beaucoup trop géométrique ! Les particules bêta des produits fils de l’uranium (Th234 et Pa234m) pourraient expliquer ce phénomène selon Roland Desbordes. Malheureusement je n’ai pas eu l’occasion (pour des raisons indépendantes de ma volonté) de faire tester ces obus, et je ne possédais pas à l’époque de Geiger.

Après un débat houleux sur Wikipédia (version anglaise de l’article sur l’uranium appauvri), un utilisateur bien décidé à censurer toutes mes informations a néanmoins… reconnu de lui-même, spontanément, que la version de série du GBU-27 est fabriquée avec de l’uranium “appauvri” ! (“depleted” uranium, DU)

GBU 27 DU

Pourquoi le seul GBU-27 alors que beaucoup d’autres bombes et missiles en ont aussi besoin ? Pourquoi pas le GBU-24, le GBU-28, le GBU-31, le GBU-37, le GBU-43 Mother of All Bombs, tous les missiles antichar, les missiles de croisière, les obus d’artillerie anti-char, etc. ? Tous les pilotes de char le savent que l’uranium est utilisé systématiquement dans les missiles antichar…

Un commentaire sur la pétition ICBUW évoque aussi l’utilisation d’uranium appauvri dans des missiles antichar (TOW 2) ! En 2009 déjà mais l’ICBUW est bien entendu restée silencieuse…

commentaire ICBUW TOW DU

A noter aussi : Le PNUE a trouvé dans le cratère Khiam (causé par un missile en 2006 au Liban, vidéo ici (au début)) une concentration d’uranium de 26 mg/Kg (on est bien au-delà des valeurs normales), avec 0.7% de 235U et 0,005% de 234U (hautement radioactif et radiotoxique). Ce ratio de 235U est utilisé, en dépit de toute évidence, pour affirmer qu’il s’agit d’uranium en provenance du sol… Le rapport du PNUE note aussi que “the natural uranium content in the area (a localized zone of about 100 x 100 m [the bomb site]), was higher than average by a factor of about 10” ! – “la concentration d’uranium naturel dans la zone (un périmètre localisé de 100 * 100 m [le site de l’explosion] était plus important d’un facteur 10 que la moyenne” (voir ici p. 151). Tsahal aurait donc trouvé une mine d’uranium ? On se doute bien que non, c’est géologiquement impossible. Il suffit de comprendre qu’Israel ajoute moins d’uranium appauvri que les autres pays (qui de toute façon n’est PAS nécessaire à la pénétration des blindages et à la destruction des bunkers !). Environ quatre fois moins. Le PNUE a refusé de prendre en compte cette évidence…

La présence d’uranium est par ailleurs confirmée par des relevés indépendants, ceux de Chris Busby et Dai Williams, au Liban et à Gaza, qui eux trouvent des ratios isotopiques un peu différents.

busby-williams-report-gaza-screen

Leur échantillon de Khiam (le dernier de la liste) provient d’un cratère adjacent au cratère principal ce qui explique certainement que leur résultat en termes de concentration d’uranium est inférieur (la radioactivité y était aussi plus faible). La présence d’uranium dans les filtres à air ne peut également être expliquée par des raisons naturelles.

On parle bien d’échantillons pris sur des sites bombardés par Israel avec des missiles ou des bombes guidées GBUs, pas mitraillées par des A10s qui tirent du petit calibre ou détruites par des obus de tank. Des niveaux élevés de radioactivité ont été trouvés dans les deux cratères de Khiam : avec des niveaux de bruit de fond de 0,03 / 0,06 uSv/h, la radioactivité trouvée dans le cratère principal est de 0,8 uSv/h, et de 0,3 / 0,4 uSv/h dans l’autre (où la concentration d’uranium retrouvée est plus faible).

Se souvenir aussi de l’uranium “non appauvri” mais trouvé en grande quantité par Asaf Durakovic et son équipe en Irak (pollué à l’U236, confirmant que ça n’est pas la géologie du sol… en fait l’U236 est une preuve pour la fission nucléaire).

234U Durakovic south Iraq measurements

En d’autres mots : Il y a des preuves DEFINITIVES que l’uranium est utilisé dans les bombes GBU et dans les missiles de croisière, ainsi que dans les missiles anti-char tel que le Javelin et les obus d’artillerie tels que le BONUS et l’Excalibur. Il est utilisé de façon SYSTEMATIQUE pour polluer les sols et empoisonner les populations, puisqu’il n’est PAS nécessaire au percement des blindages, la nano-bombe nucléaire incorporée dans chaque missile suffisant amplement. Les organisations qui travaillent sur les armes à uranium doivent mettre à jour leurs logiciels intellectuels et doivent comprendre l’emploi d’uranium dans les bombes GBU, les missiles anti char et missiles de croisière, et toutes les charges creuses (lire aussi mon autre article sur l’utilisation de l’uranium dans les charges creusesENCORE D’AUTRES PREUVES !). Tant que nous échouons à les prendre pour cible les militaires ne nous prendront pas sérieusement. Le débat s’est concentré sur quelques pénétrateurs cinétiques à uranium car ce sont ceux que l’armée américaine a bien voulu reconnaître comme contenant de l’uranium (il faut dire aussi que l’uranium dans ces projectiles est souvent visible, contrairement aux charges creuses et autres GBUs où il est à l’intérieur de l’arme). Mais les tanks qui tirent ces obus ne les utilisent que rarement dans des zones urbaines. Les missiles et bombes GBUs, au contraire, SONT utilisés dans les zones urbaines, et ils contiennent un volume TRES IMPORTANT d’uranium, plusieurs centaines de kilos par missile lourd parfois. C’est beaucoup plus que les obus des chars. C’est la raison pour laquelle l’armée ne veut pas en parler. L’uranium appauvri est utilisé systématiquement alors qu’il n’est PAS nécessaire pour traverser les blindages, je le répète, ce pourquoi son usage constitue bien un crime contre l’humanité.

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Best confirmation (in French) : soldier saying the officers training him to fire Milan antitank missiles in Canjuers told them not to go near the targets of the Milan, “it’s dangerous because of depleted uranium”. And another soldier saying that they know “since very long” for the massive use of DU.

One good test case : the April 14th, 2018 strikes in Syria created a cloud of depleted uranium easily traced on radioactivity beacons in Europe.

Beauvais
IRSN provides data from its beacons, on ambient radioactivity, the peak matches obviously the Iraq War. Data from EURDEP (European Commission) leads to the same conclusion (a 3,3 nanoSv/h increase in average over a very large sample).

 

There is a group called the International Coalition to Ban Uranium Weapons which fights against uranium weapons. But this group has a very limited definition of uranium weapons. It believes that there is a limited number of uranium weapons, which are 105 mm and 120 mm tank shells, and 30 mm bullets of A-10 Thunderbolt planes. As a consequence, a number of people who believe this will criticize the US or other governments only when they do a move which involves such weapons, and ignore totally the GBUs, cruise missiles and other anti-tank missiles. Perhaps PCness ? because indeed governments have more or less recognized the uranium content of this list of weapons. But there is much more, because uranium is the best penetrator in the world for anti-armour fight, it’s the best against bunkers and any solid target which will resist all of its competitors, but not uranium. Governments have acknowledged the use of uranium in a few weapons which are not really used in civilian areas (because a tank will fire its shells mostly in open land, not in urban areas), so that people can believe urban areas are not contaminated with it. That’s the explanation of the policy. But the ICBUW is gullible enough to believe them, even though many proofs have been accumulated to demonstrate that cruise missiles and GBU bombs include uranium too.

The WDU list is a list of explosive warheads for missiles whose acronym makes you irresistibly think of DU for Depleted Uranium. The Tomahawk uses for instance a WDU-25/B (or WDU-36 for the sea launched Tomahawk block III), the JSOW AGM-154 uses the WDU-44/B and the WDU-45/B, the JASSM used for the first time in Syria in April 2018 (see the tracking down of the depleted uranium cloud I have done with radioactivity beacons) uses the WDU-42 (according to the CSIS “Missile Threat”), the AGM-65 Maverick uses the WDU-20/B and WDU-24/B, the AIM-9 and ATM-9 Sidewinder also use a WDU, like the AMRAAM, the ground-to-ground ATACMS missile also uses the WDU-18/B which is also used in the AGM-84 SLAM…

pakistan uranium antitank
Kahuta Labs =A.Q. Khan’s laboratories. Anti tank missiles, and a flag indicating use of fission. Pakistanis love to brag… (if you don’t know who A.Q. Khan is, look for him on a search engine)

There is also the list of patents of aerial bombs and cruise missiles which include uranium. Here is a first one recorded by David Williams. But that’s not the only one, there are more recent patents (the list is from 2002), like this one for a « reactive material » used in missiles to create fire. To this list the ICBUW replies that « patenting something does not mean you will use it ». Really. But there is more. The second proof is even more accusing : the simple fact that places that were destroyed by missiles and GBU bombs have been tested with a Geiger counter, and radioactivity has been found here. Take for instance the Amariyah bunker destroyed by two GBU-27s in 1991 (it killed more than 400 people, many from the fire created by the weapons, fire from a GBU indicates clearly the pyrophoricity of uranium) : 10 years after it is still radioactive (see this video).

See also implicit acknowledgement by the UN ODA :

UN uranium Javelin
Even the UN ODA is more curious than the ICBUW

 

Doug Rokke too, the veteran with a Ph.D in health physics, who is sick because of contamination, indicates that places that were destroyed by cruise missiles were radioactive in Iraq. The video he did for the U.S. Army as part of a program he had been tasked to prepare in order to warn soldiers about the dangers of depleted uranium (the 40-hours long program was later shelved) said uranium was used not only in tank shells and small caliber ammunition, but also « as ballast in missiles » (listen here for the precise moment when the video mentions that uranium is used as ballast in missiles. Please again note that this was intended to be an official military training video on « uranium hazard awareness »).

More again : the military journal Jane’s (the reference in weapons) acknowledged twice, in 1998 and 2000, the use of uranium in two very widely used missiles, the Maverick and the Tomahawk. The journal later withdrew the information but this is probably a consequence of censorship. Jane’s also once reported on its website that uranium had been used to increase the penetration effect of guided weapons (the information was later removed). But it can still be accessed through the Internet Wayback Machine : here you will see that « It is true that some guided weapons used depleted uranium to increase the penetration effect« . By guided weapons, understand missiles and GBUs. Note that the BBC also once reported that GBUs are made with uranium. I have also seen another video where journalists enter a building destroyed by a GBU with a Geiger counter (in spite of the fact it was closely guarded by the US military) and also find a lot of radioactivity inside (don’t do that ! Never ! It’s highly radiotoxic and dust is able to penetrate the best masks as it is so thin !). In Bulgaria, in a US cruise missile from the Bosnia war that had landed unexploded, in 1998, high levels of radioactivity had been found. And Satu Hassi, Environment minister of Finland, sent to all his European counterparts a letter stating that the majority of the 1500 missiles used against Serbia and Kosovo included uranium, about 3 kilograms each (which would absolutely match the uranium content expected in a Maverick or in a Hellfire, for the shaped charge versions – the kinetic energy penetrator version of the Maverick ought to contain about 100 kilograms).

There has been joint Anglo-French research on shaped charges liners with uranium – this has been recognized on the official UK Ministry of Defense website : see MODDUAppendix A2002. (page 2 at the bottom – « rear » means it’s the main shaped charge, not the smaller front charge used to activate explosive tank armour)- Here is a comparison between copper (on top) and uranium.

Copper Uranium Shaped Charge Army Research Lab

Currently AREVA is directly involved in the development of MBDA missiles ! What are they doing there ? They already are well skilled in the making of uranium weapons as AREVA, through its SICN subsidiary, actually manufactured uranium arrows for kinetic energy tank shells, in Annecy.

It has emerged from an anonymous testimony in the French military that SCALP missiles (known as Storm Shadow in the UK) include a mass of uranium. The soldier who provided this testimony works in weapon preparation in the French army.

Add to this the fact that uranium was detected in Aldermaston air filters immediately following the start of the 2003 Iraq War.

Aldermaston

This seems consistent with the massive air raids against Iraqi targets, starting from the very beginning of the war, and it seems very unlikely that the sole A10s bullets are responsible for uranium detected thousands of kilometers away ! Massive bombs that spray oxyde dust at high altitudes are much more likely to cause dust to be spread in the winds and detected as far as in England.

Similarly, Andor Kerekes et alii found an acute increase in uranium from filters in Hungary during the war au Kosovo in 1999. No way this could come from A10 bullets. No tanks were used in the war. The only possibility : the dust came from GBUs and missiles used by the fighter jets. Which the ICBUW does not want to acknowledge.

Asaf Durakovic and the UMRC / UMRI measured very significant levels of uranium, as well as a collection of « Gulf War like-illnesses » in Afghanis near places destroyed by missiles and bombs. See this BBC article for the results. His team noticed the weapons punched through several concrete floors and walls, then buried 3 to 4 meters in the earth before exploding. Bombs and missiles targets are conspicuously absent from both UNEP Balkans DU studies. Formal queries in the UK parliament returned a denial. Still, one UNEP report on uranium in the Balkans mentions the use of uranium in missile ballasts (in the annex), which obviously means that the uranium is used to pack a bigger punch and is used in great volumes. Let’s mention again the fact that uranium concentration was increased by a factor of 10 in the Khiam crater in Lebanon according to the UNEP report of 2006.

Read also Barbara Koeppel’s article for another case where higher concentrations of uranium were found in and near craters of bombs, in Tora Bora, Afghanistan.

A study by Souad Naji Al-Azzawi, a geologist and environmental engineer, also demonstrated significant contamination near places bombed by AGM 154 JSOW missiles in Irak.

One other proof is here. The meteorological effect can not be explained with natural causes, the structure of the clouds is too much geometrical. Beta particles of daughter products of uranium (Th234 and Pa234m) could explain this phenomenon according to Roland Desbordes of the CRIIRAD. Unfortunately I haven’t had the opportunity to test that ammunition with Geiger counters at that time.

The debate has focused on cinetic energy penetrators because these were those that the military indulged in acknowledging they include uranium. But they are not really directly used in urban areas, except perhaps the small caliber A-10 ammunition. Cruise missiles and laser guided bombs, however, are fired directly at military targets hidden deep inside urban areas from GPS guided aircrafts, boats or submarines. They also include generally a mass of uranium that is much heavier than the tank shells. GBU bombs may weigh more than a ton, a high percentage of which is “depleted” uranium. There is also the use of uranium in shaped-charge warheads, as a liner. This is heavily demonstrated by the numerous patents for explosively formed penetrators which include uranium as a liner (for example: the K-charge 6 393 991 in David Williams’ list). The liner is the part that is directed by the power of the explosion of the charge directly toward the target. See also my article on shaped charge liners and uranium which includes EVEN MORE PROOF.

A comment on the ICBUW petition also mentions use of depleted uranium in anti tank missiles (TOW 2) ! Since 2009, no reaction from the ICBUW…

commentaire ICBUW TOW DU

Last but not least : following a heated debated on the Wikipedia talk page for the “depleted uranium” article, one user who suppressed all my inputs on uranium and missiles / GBUs nevertheless… acknowledged himself that one big GBU bomb, at least, is industrially produced with a “depleted” uranium penetrator ! (DU for Depleted Uranium)

GBU 27 DU.png

Why would it be solely used in the GBU-27, and not in the GBU-24, the GBU-28, the GBU-31, the GBU-37, the GBU-43 Mother of All Bombs, etc. ? And not in all the other heavy bombs and missiles that need it ? All tank drivers know it that uranium is used systematically in anti tank missiles…

Also, note : UNEP finds in the Khiam crater in Lebanon (2006 war) 26 mg/kg of uranium 238, with 0.7% 235U and 0,005% 234U (highly radioactive and radiotoxic). This 235U ratio is used to claim that it is uranium from the ground, even though the report of the UNEP also notes that « the natural uranium content in the area (a localized zone of about 100 x 100 m [the bomb site]), was higher than average by a factor of about 10 » ! (see here p. 151) – Seems that the Israeli Defense Force did a geological survey and decided to target a uranium vein ! (… No they didn’t) – See video of the bombing here (at the beginning of the tape), looks very much like it is a missile and not a GBU (since the weapon is too fast to be seen). It is very obvious that Israel simply adds LESS depleted uranium than other countries (in this case, four times less). UNEP, then under the executive direction of Achim Steiner, decided not to take into account these facts. UNEP decided to claim this was nothing of an uranium weapon, in spite of the evidence.

busby-williams-report-gaza-screen

Also note the findings of uranium dust in Lebanon and in Gaza by Dai Williams and Chris Busby, with slightly different results, i.e. an isotopic ratio under the ratio of natural uranium (137.88), which indicates slightly enriched uranium (so we can discard the ridiculous hypothesis that this is « uranium sublevated from the soil »). The Lebanon soil comes actually from another crater near Khiam. I explain how ALL conventional weapons use nuclear fission and thus do NOT need the addition of depleted uranium.

These samples were made near places bombed by Israel, with missiles / GBU, not with A10s, for instance. The Lebanon sample, in Khiam, is particularly significant in that it was a target of GBU / cruise missiles, there were not fired by tanks (it was an air raid), and it was not of course bullets from A10s that caused these craters ! The presence of uranium in air filters cannot be explained naturally, it MUST be because of uranium sprayed by the weapons.

Strong levels of radioactivity were also found in other Lebanese craters : with background levels of 0,03 / 0,06 uSv/h, the radioactivity in the craters reached 0,3 / 0,4 uSv/h. The radioactivity reported in the main crater is 0,8 uSv/h.

Remember how Asaf Durakovic and his team also found similar concentrations with a LOT of uranium, yet not “depleted”, in Iraq (and contamination with U236 again confirming it’s not the ground geology…).

234U Durakovic south Iraq measurements

In other words : there is DEFINITIVE proof that uranium is being used in GBU bombs and in cruise missiles, as well as in, for instance, anti-tank missiles like the Javelin and artillery shells like the Excalibur and BONUS. It is used SYSTEMATICALLY while it is NOT needed for armour piercing as the nano nuclear bomb in all explosive warheads is obviously enough for armour piercing. The organisations working on uranium weapons need to update their intellectual software and to understand the use of uranium in GBU bombs, in cruise / anti-tank missiles, and in shaped charge warheads. So long as we fail to target these, we won’t be taken seriously by the military. It is used systematically but is NOT needed for armour piercing, which is why its use is a true crime against humanity.

 

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L’uranium 234 et la radiotoxicité des armes à uranium / Uranium 234 and the radiotoxicity of uranium weapons

[English below]

L’uranium appauvri ne contient qu’une proportion très faible d’234U (autour de 0,001%). Dans l’uranium naturel la proportion est de 0,0055 %, et de 0,72% pour 235U. Ces chiffres correspondent aux résultats d’Asaf Durakovic – études en laboratoire d’échantillons prélevés au sud de l’Irak. Ni la proportion d’234U ni celle de 235U ne correspondent aux proportions trouvées dans l’uranium vraiment appauvri (0,001% de 234U et 0,2% de 235U). Ni 236U qui est un produit de fission (fission incomplète) et n’existe pas à l’état naturel donc l’uranium utilisé ici n’est pas simplement de l’uranium naturel, ce qu’indique aussi la présence  de traces de plutonium, élément complètement artificiel produit lorsque 238U absorbe un neutron, dans un réacteur nucléaire.

234U Durakovic south Iraq measurements.JPG

 

Le problème ici est notamment la radioactivité de 234U.

La radioactivité d’une mole de 238U est de 2,921*10^6 Bq, celle d’une mole de 234U est de 5.392*10^10 Bq. Donc la radioactivité des 0,0077% de 234U dans la première ligne représente 1,4 fois la radioactivité des 99,27% de 238U !

Les travaux gouvernementaux sur la toxicité des armes à uranium ont complètement négligé cette radioactivité, ils se fondent sur la “faible radioactivité de 238U” pour affirmer son “innocuité”, c’est négliger le fait que la présence de 234U contribue à multiplier par plus de deux la radioactivité  de ces armes !

Les travaux des agences gouvernementales, des agences de l’ONU également, qui affirment que la toxicité des armes à uranium est faible, n’ont jamais discuté la présence d’uranium 234 dans les armes à uranium, et son intense toxicité alpha. Si on reprend les calculs de feu Maurice-Eugène André, une poussière d’uranium 238 d’un micron dans les poumons dégage une radioactivité de 60 milliSieverts par an. On est encore au niveau des “faibles doses” (en dessous de 100 milliSieverts par an). Mais il faut multiplier ce chiffre par 2,4 à cause de la contamination par 234U !

Par ailleurs il est à noter que la radioactivité alpha de 234U contribue à la chaleur latente de la masse d’uranium (proportionnelle à la radioactivité alpha…), et pourrait avoir un impact sur l’inflammabilité, dans la mesure où la cinétique de toute réaction chimique est multipliée par un facteur 2 ou 4 lorsque la température augmente de 10°C (même si effectivement il faut énormément de becquerels pour augmenter significativement la température).

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Depleted uranium only includes a very low proportion of 234U (about 0,001%). In natural uranium the proportion is about 0,0055 %, and 0,72% for 235U. These numbers match the results of Asaf Durakovic – laboratory studies of samplings from southern Iraq. Neither the proportions of 234U found by Dr. Durakovic, no those of 235U,  match the proportions of truely depleted uranium (0,001% of 234U and 0,2% of 235U). Neither 236U which is a fission product (incomplete fission) and does not exist naturally, so the uranium used here is not simply natural uranium, something also confirmed by the presence of traces of plutonium, a totally artificial element produced when 238U absorbs a neutron, in a nuclear reactor.

234U Durakovic south Iraq measurements.JPG

 

The problem here is the radioactivity of 234U.

The radioactivity of a mole of 238U is 2,921*10^6 Bq, the radioactivity of a mole of 234U is 5.392*10^10 Bq. Hence the 0,0077% of 234U in the first case amount to 1,4 times the radioactivity of the 99,27% of 238U !

Official research on uranium contamination used the hypothesis that the uranium used is depleted. All works that have shown the presence of other isotopes than 238U have been systematically attacked in spite of the seriousness in which they were carried out. The presence of 234U has never been discussed. Governments as well as the WHO based themselves on the “low radioactivity of 238U” to claim it’s “innocuous”, which is neglecting the fact that the presence of 234U means that the radioactivity of these weapons is multiplied by more than two !

The calculations by regretted radioprotection expert Maurice-Eugène André have shown that a single one micron particle of 238U stuck in the limbs will “spit” 60 milliSieverts per year. This is still below the official threshold for “low level radiation” in France (100 milliSieverts). But this number has to be multiplied by 2,4 because of the contamination by 234U !

By the way, one has to note that the alpha radioactivity of 234U contributes to the latent heat of the uranium mass in the weapon (proportional to its alpha radioactivity…), and hence logically to its inflammability as the cinetics of a chemical reaction are improved by temperature (multiplicated by a factor 2 to 4 for every 10°C added). However much becquerels would be required to significantly heat the metal.

Les balles au plutonium – un risque de prolifération nucléaire // Plutonium bullets, a risk for nuclear proliferation

[English below]

Le plutonium circulerait dans la nature en raison de la fabrication d’armes antichar incendiaires à partir de ce matériau réactif. La fabrication de balles au plutonium (ou même d’obus de plus grosse taille : il est impossible qu’une compression qui ne soit pas hyper calibrée par des explosions symétrique provoque une réaction en chaîne de fission) a conduit à la mise en circulation, dans les arsenaux de diverses armées (au moins les Etats-Unis et le Pakistan selon mes sources), de ces armes. Utilisées pour détruire des chars d’assaut (il s’agit d’un matériau réactif, très réactif !), ces armes ne sont évidemment pas aussi surveillées que ne le sont les armes nucléaires. Autant les armes nucléaires sont toujours surveillées extrêmement strictement, étroitement gardées par les militaires, autant les armes antichar n’ont pas du tout le même traitement. Et puis, comment mettre en place une surveillance de ces armes (dont la composition exacte n’est certainement pas révélée aux soldats du rang) sans éveiller tous les soupçons ?

La circulation de balles au plutonium (probablement plus fréquente que les deux seuls cas répertoriés dans l’article que j’ai écrit à ce sujet !) représente donc un danger immédiat en termes de prolifération nucléaire. N’importe quel groupe belliqueux qui apprendrait l’existence de ces armes pourrait essayer de s’en emparer et se procurer assez facilement une grande quantité de plutonium. Ce plutonium est probablement très contaminé par l’isotope 240, mais même avec du plutonium très contaminé on peut fabriquer des engins nucléaires.

A tout le moins, ce plutonium pourrait facilement être utilisé dans une bombe “sale” (là c’est vraiment à la portée du premier venu) qui permettrait quand même néanmoins d’empoisonner toute la population d’une ville. Rappelons simplement que le plutonium est l’élément chimique le plus toxique sur Terre, une vraie toxine botulique…

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Plutonium would be currently circulating, easily available for terrorists, because it is used as a reactive material for anti-tank weapons. The production of plutonium bullets (or even bigger shells : they will never go critical, plutonium needs to be in a very precise configuration and to be imploded symetrically by powerful explosives to start a chain reaction) has meant the circulation, in the arsenals of a number of armies (at least the USA and Pakistan), of these weapons. Used to destroy armored tanks (it is a very, very reactive material), these weapons are of course not as monitored as nuclear weapons. Nuclear weapons are always watched very carefully, but anti-tank weapons are not. And how would you start a strict monitoring of these weapons without inducing suspicion ?

The circulation of plutonium bullets (probably more frequent than the two examples I have found) is thus a true danger as regards nuclear proliferation. Any belliquous group that would learn the existence of these weapons could try to steal them (particularly in Pakistan) and take possession of a significant amount of plutonium. This plutonium is probably highly contaminated by the isotope 240, but even with highly contaminated plutonium it is possible to make a nuclear bomb.

At least, this plutonium would be easily used in a dirty bomb (ANYONE can do this) which would be enough to poison an entire city. Let’s remind ourselves that plutonium is the most toxic element on Earth, a true botulinum toxin…

 

When weapon conceptors recognize using non-depleted uranium as a reactive material in missiles

US patent 7191709 for a composite reactive projectile and the identical US patent 7194961 clearly differenciate between “uranium” and “depleted uranium”.

Depleted uranium, in these designs, is used for the ballast in the middle of the missile, for flight stability. Uranium, however, is used for the reactive material. Reactive materials are a way to increase lethality of the missile by “up to a factor of five” according to weapons makers. Indeed they introduce oxydation at the explosion of the missile. This means pyrophoricity. It has been acknowledged that combustion of uranium weapons produces temperatures of up to 5000°C.

To quote both patents, from the US Navy,

As is known in the art, reactive composite materials generally include particles or powdered forms of one or more reactive metals, one or more oxidizers, and typically some binder materials. The reactive metals can include aluminum, beryllium, hafnium, lithium, magnesium, thorium, titanium, uranium, zirconium, as well as combinations, alloys and hydrides thereof

As you can see, nowhere it is mentioned “depleted” uranium, but only “uranium”, demonstrating thus that this uranium is not intended to be depleted.

But it is interesting to have here, clearly, confirmation that uranium for reactive materials is not depleted. See links above and research by Dr. Asaf Durakovic who demonstrated that the uranium found in Iraq is more radioactive than depleted uranium.

Another older patent for an armor-piercing incendiary projectile mentions the use of uranium without calling it “depleted “uranium”, it seems the same conclusions can be drawn from it.

It perfectly makes sense in this context that some weapons have actually been designed with plutonium and by knowing that, anyway, ALL these weapons use NUCLEAR FISSION and thus do NOT need the addition of any incendiary material. Nuclear fission involves the use of non depleted uranium (little tips of highly enriched uranium compressed at the impact to increase density and reduce critical mass), hence very likely the actual explanation of these patents. 🙂